Erwan Pinard en presque deux mots :
Remuer : Faire changer de position / Provoquer l’émotion.
Punk : Personne affichant divers signes extérieurs de provocation afin de caricaturer la société.
Crooner : Chanteur de charme à la voix grave.
Style : Jouer avec le dictionnaire.
Erwan Pinard a une belle voix grave, très grave. Quand il cause on dirait qu’il se fait des auto-massages. Et quand il chante c’est carrément envoûtant. S’il voulait chanter des charmes charmants de charmeur, on tomberait en pâmoison. Mais il chante pas des bêtises, il chante des trucs profonds et même quand il n’en a pas l’air, et qu’en surface ça déconne sévère, ça va chercher en profondeur. Bien profond dans le sentiment, qu’il soit doux ou sombre, et bien profond dans la médiocrité, les médiocrités humaines. Parce qu’il n’épargne personne, Erwan, et sûrement pas lui-même, ni son auditoire.
Et il faut ajouter qu’Erwan est drôle, très drôle. Mais là c’est pareil: sous des dehors parfois potaches, son humour est vachement exigeant, intelligent.
Erwan Pinard, vous l’aurez compris, c’est vraiment un immense type.
Et cette fois-ci, enfin, il a une soirée pour lui tout seul chez Thénardier. Après avoir partagé la scène avec Benoît Dorémus la première fois qu’on l’a reçu, après avoir partagé la soirée avec son pote lyonnais Balmino pour une concert baptisé « Quenelles de pochtrons », on en veut plus, on en veut toute une soirée, toute une nuit, toute la vie!